mercredi 30 janvier 2013

L’OMS redéfinit les priorités de santé sexuelle chez les adolescents

De la prévalence de base à l’efficacité des interventions existantes. Un outil qui pourrait aider les décideurs en Santé Publique à cibler les zones prioritaires à (faire) financer.

Cette grande étude de concertation menée pour l’Organisation mondiale de la santé par l'Université Johns Hopkins redéfinit pour les adolescents, les priorités de santé sexuelle et reproductive, en particulier dans les pays à faible et moyen revenu.
Non seulement, elle remet au cœur de la santé publique, la santé sexuelle des adolescents mais elle fournit aux bailleurs de fond, grâce au travail de 300 experts du monde entier, une nouvelle échelle des priorités, pour le financement de la recherche et le développement de nouvelles interventions.
L’insuffisance de politiques de prévention fondées sur des données relatives à la santé sexuelle et reproductive des adolescents dans les pays à faible et moyen revenu a motivé ces professeurs de l'école de de santé publique Johns Hopkins qui ont travaillé sur les données de près de 300 experts pour identifier des zones clés d’intervention.
« En dépit de l'engagement de nombreux gouvernements pour résoudre les problèmes de santé courants qui touchent les adolescents, peu de données scientifiques sont disponibles sur l’efficacité de telle ou telle initiative », rappelle  le Pr Michelle Hindin, auteur principal de l'étude et professeur agrégé à la Bloomberg School. Le Pr Hindin et ses collègues ont remis à plat  le système de priorités de la santé de l'enfant et de l’adolescent, grâce aux contributions de ces 300 experts, qui ont dû classer les aspects de santé sexuelle par ordre d'importance, en fonction de 5 critères (clarté, solution, impact, mise en œuvre et équité), reformuler des objectifs et des besoins de recherches pour chaque région et puis reclasser ces objectifs par ordre de priorité.
Les priorités se sont ainsi déplacées des niveaux prévalence de base vers l’efficacité des interventions existantes et l’opportunité de nouvelles interventions. 
Ainsi, les 7 domaines prioritaires retenus pour la santé sexuelle et reproductive des adolescents, sont :
1.     la santé maternelle,
2.     la contraception,
3.     la violence fondée sur le sexe (gender),
4.     le traitement et les soins des patients vivant avec le VIH
5.     l'avortement,
6.     l'intégration de la planification familiale et des services de santé liés au VIH
7.     les infections sexuellement transmissibles.

Certains outils développés dans d’autres domaines, comme la nutrition infantile, ont pu être envisagés pour des interventions de reproduction sexuelle.
Bien que la population adolescente se stabilise dans toutes les régions sauf en Afrique sub-saharienne, de nombreux programmes restent nécessaires pour répondre à ses besoins en matière de santé sexuelle. Un exercice qui doit être, expliquent les auteurs, un outil pour aider les décideurs et les bailleurs de fonds à cibler les zones prioritaires de santé sexuelle et de la reproduction, pour le financement de la recherche et le lancement de nouvelles interventions.

Source: Bulletin of the World Health Organization Setting research priorities for adolescent sexual and reproductive health in low-and middle-income countries (Submitted: 28 May 2012 – Revised version received: 8 October 2012 – Accepted: 9 October 2012 – Published online: 2 November 2012)

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