vendredi 1 février 2013

Comprendre le conflit du Nord-Mali



Des groupes indépendantistes Touaregs réclament l'indépendance du territoire « Azawad ». La zone revendiquée couvre intégralement les régions de Tombouctou, de Kidal, de Gao et Ménaka.
Début 2012, une nouvelle insurrection est déclenchée par le MNLA qui réclame l’indépendance de la zone couvrant intégralement les quatre régions du nord du Mali (celles de Kidal, de Tombouctou,
de Gao et de Ménaka). Cette insurrection est menée dans un premier temps conjointement puis séparément avec le mouvement Salafiste (Ansar Dine), qui veut imposer la Charia et l'organisation terroriste Alqaida au Maghreb Islamique.
Le coup d’Etat contre le président malien Amadou Toumani Touré en mars 2012, a précipité la désorganisation de l'armée et délaissant la zone située au nord du fleuve Niger, à l'occupation par le MNLA et les mouvements islamiques.
Le 6 avril 2012, le MNLA proclama l'indépendance de l'État indépendant de l'Azawad.
Cette « déclaration d'indépendance » a été immédiatement rejetée par l'Union africaine, par la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest et ensuite par la communauté internationale.
Le 26 mai 2012, après trois semaines de négociations à Gao, le MNLA fusionnait avec le groupe islamiste Ansar Dine. Les deux mouvements annonçaient être parvenus à un accord pour déclarer l'Azawad comme État indépendant.
Ils devront par ailleurs constituer une armée commune chargée de sécuriser le territoire de l'Azawad « dans toute sa diversité ». L’éventuelle charia, dans un État déclaré islamique et non plus laïc devrait être désormais d’application sur les peuples de l'Azawad.
Coup de théâtre, le 29 mai 2012, le MNLA exprima son désaccord sur le document final ayant été modifié après la signature. Le différend portait notamment sur l'ajout à l'insu du MNLA, de l'application de la « charia » dans le nouvel Azawad.
Le 1er juin, le MNLA annonçait se situer dans un contexte de laïcité conformément à leur histoire, traditions et cultures.
Le 7 juin, le MNLA dévoilait son Conseil transitoire de l'État de l'Azawad (CTEA) formé de 28 membres et ayant comme président Bilal Ag Cherif.
Janvier 2013, la France lança l’opération Serval, aidée par les Maliens, les Tchadiens et les troupes Ouest-africains pour délivrer le Nord-Mali des mains des islamistes et redonner au Mali le total contrôle de tout son territoire.

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