vendredi 1 février 2013

Le Tchad dans la guerre au Mali, ce que la presse française ne dit pas!


Voici la réalité sur le terrain comme nous le confient les Forces Armées Tchadiennes en Intervention au Mali(FATIM).
A Gao… 26 janvierIl était environ 20heures, les éléments du Dar, l’unité d’élite, ont commencé à être parachutés dans les environs de l’aéroport et de la base aérienne de Gao. En une heure, ces commandos prenaient possession de la plus importante caserne du Mali.

C’est à ce moment que l’armée Française est venue en appui aux tchadiens par le bombardement aérien, l’héliportage des troupes et la sécurisation de l’aéroport de Gao.

D’ailleurs pour démontrer l’emprise du Tchad dans cette offensive, le ministre tchadien de la Communication, Hassan Sylla Bakari est le premier officiel africain à atterrir sur cet aérodrome. Au grand plaisir du Maire Sadou Diallo et des populations de Gao qui n’ont pas hésité à arborer le drapeau tchadien.Et pourtant, la presse française rapporte que la ville de Gao est libérée par l’armée française et malienne ! Quelle reconnaissance faite aux Tchadiens ?


A Ménaka… 27 janvier
Dès le lendemain, la troupe tchadienne avec à sa tête le Général Oumar Bikimo, Commandant la Force, se dirigeait vers Ménaka. Située au Nord Est de Gao et non loin de la frontière Nigérienne où est située la base arrière des troupes Tchadiennes, à Oualam.
Les Tchadiens sont entrés dans cette ville désertée par les Islamistes de Mujao sans l’aide de qui que ce soit. Sur leur chemin, ils ont également libéré Andéramboukane des mains d’Ansar Dine.
Guidés par des éléments du Colonel dissident de l’armée malienne, Ag Gamou, ils ont contrôlé la ville de Ménaka pendant 48 heures avant de mettre le cap sur la ville de Kidal.
Selon nos sources, l’entrée des Tchadiens à Ménaka sans le soutien des Français n’a pas été appréciée par les Français.

Vers Kidal…29 janvier
A l’aéroport de Gao, le soir du 29, l’armée française a fait une blague de mauvais goût aux Elites Tchadiens. Les proposant de les faire parachuter dans Kidal. En vain !
C’est dans la soirée du 30 janvier que le Général Mahamat Idriss Déby alias Kaka, est entrée dans Kidal. Ses hommes ont sécurisé les collines environnantes et le centre de la ville pendant que les Français sont restés cantonnés à l’aéroport. Le Com-Force, est entré avec le reste de l’effectif le 31 matin.

Dans cette guerre, il semblerait que les Français ne souhaitent pas ouvrir le feu sur leurs protégés du MNLA dans le but de négocier avec les séparatistes Touaregs qui détiennent probablement des otages et bénéficient donc de la sympathie de Paris.

Du côté des forces tchadiennes, les soldats se réjouissent de l’implication de leurs propres moyens aériens. Ils font de moins en moins confiance à la coopération française à double tranchants.

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